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L’enfant d’éléphant, Rudyard Kipling, Gravures sur bois de May Angeli - Le Sorbier

Qui n’a pas lu ou entendu l’histoire de l’Enfant d’Eléphant, “à l’insatiable curiosité” ?

Mais comme pour Pinochio, comme pour Alice,  les “Histoires comme ça” de Kipling ne cessent d’inspirer les éditeurs et surtout les plasticiens. Ici, avec May Angeli nous sommes en présence d’une petite merveille. Les gravures sur bois aux tons chauds, comme la savane, nous offre des tableaux pleins d’humour. En contrepoint de petites vignettes en noir et blanc se rapprochent du dessin documentaire.

Inutile, ici de paraphraser ce texte savoureux. En voici un extrait :

"Aux époques lointaines, au grand jadis, l'éléphant n'avait pas de trompe, ô ma Très Aimée ! Il n'avait qu'un nez noiraud et proéminent, grand comme une botte qu'il pouvait agiter de côté et d'autre, mais comment ramasser des choses avec ? Pourtant, il existait un éléphant - un éléphant tout nouveau, un Enfant d'Eléphant - qui était d'une curiosité in-sa-tiable...".

Finalement, l’enfant d’éléphant saura ce que mange le Crocodile pour son dîner, puisqu’il faillit y perdre son nez. en forme de botte.  Mais, aidé par Python-Bicolore des-Rochers, il sauvera son nez qui deviendra long et bien utile. Si utile, que toute sa famille voulut se rendre sur les rives du grand fleuve Limpopo, pour emprunter de nouveaux nez au crocodile.

Et c’est depuis ce temps là, que tous les éléphants ont un long nez comme on peut encore l’admirer de nos jours?

Une version savoureuse et très réussie de ce grand classique qui nous procure toujours un plaisir renouvelé.

A recommander dès 6 ans